Le silence du monde

La photographie, dans son immobilité du monde, instaure un point de rupture avec le brouhaha de la société. Par son essence, elle fixe le temps et engendre le silence.

Dans ces paysages mi-urbains mi-naturels, le silence domine et ils proposent une interruption, une suspension du regard. Ils nous font entrer dans cette « étendue rêveuse” qui caractérise les oeuvres de Edward Hopper. Ici, le bruit du clapotis des vagues a disparu, le vent s’est tu, à peine entendons-nous le claquement d’un talon sur l’asphalte, le crissement du sable, une parole échangée au loin. Tout le reste n’est que silence.

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